Je m’appelle Mehdi Aliju.
J’ai commencé à quinze ans, pré-apprenti dans une brasserie du 19e arrondissement. J’y suis entré parce qu’il fallait bien faire quelque chose. J’y suis resté parce que j’y ai découvert un métier.
Deux ans plus tard, j’entrais chez Alain Ducasse. Le Benoît, puis le Plaza Athénée, le 58 Tour Eiffel, le Shangri-La. Des maisons où l’on ne pardonne rien : ni une sauce mal montée, ni une cuisson approximative, ni une assiette envoyée en retard. C’est là que la rigueur, la précision et le respect du produit cessent d’être des mots. Ce sont des gestes, et on les répète mille fois.
Puis plusieurs années comme chef privé d’une famille royale du Qatar, à Paris et à Dubaï. Cuisiner chaque jour pour des gens qui peuvent obtenir n’importe quel plat, de n’importe quel chef, à n’importe quelle heure. On n’y triche pas davantage : on apprend juste à ne plus se cacher derrière le produit.
Dix-huit ans de métier, et une seule chose que je tiens vraiment à vous dire.


